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L'ULFA
a été créé le 7 avril 1979 par Paresh Barua,
à Sibsagar en Assam, avec pour l'objectif d'établir "
un Assam socialiste souverain " par la lutte armée. Durant
les premières années, l'ULFA est resté discret. En
1986, il a établi des contacts avec le Conseil Socialiste National
du Nagaland (NSCN) et l'Armée d'Indépendance Kachin (KIA)
du Myammar qui lui fournissent appui logistique et entrainement. Les contacts
avec le Pakistan Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et les
moudjahedin afghans ont été évoqués et sont
probables, mais pas établis avec certitude. Environs 200 activistes
de ULFA auraient été formés au Pakistan et en Afghanistan.
Les documents saisis et l'interrogation de quelques activistes arrêtés
ont révélé que les services de renseignements du
Bangladesh avaient formé des cadres de l'ULFA dans les environs
de Sylhet. L'ULFA dispose d'un certain nombre de camps d'entrainement
dans Vallée de Samdrup Jongkhar la Bhutan. La connection proche
entre ULFA et les Tigres de Libération de Tamil Eelam (LTTE) avait
aussi été annoncée avec LTTE formant quelques cadres
ULFA dans le traitement d'explosifs. Depuis la fin des années 80,
l'ULFA a été impliqué dans un certain nombre de meurtres
et enlèvements de représentants gouvernementaux, de personnel
de forces de sécurité, d'industriels, d'hommes d'affaires
et de politiciens locaux. Il est interdit par l'Illegal Activities Prevention
Act de 1967.
L'ULFA s'est également donné une façade sociale avec
des programmes de protection sociale et de réforme dans des secteurs
ruraux, aidant les gens à construire des routes, en combattant
des maux sociaux comme l'alcool, le viol, la corruption et le braconnage
de rhinocéros. L'ULFA a aussi créé des fermes de
communes à Goalpara, Lakhimpur et Dhemaji.
En 1990, le gouvernement est débordé par la situation insurrectionnelle.
Le Ministre de l'Intérieur Bhrigu Kumar Phukan a été
accusé de soutenir l'ULFA. Le 28 novembre 1990, gouvernement est
démis de ses fonctions et l'Assam est placé sous l'autorité
présidentielle.
L'armée lance l'Opération Bajrang, qui a durera jusqu'en
avril 1997. Des armes sont récupérées avec 48 millions
de roupies, 209 activistes sont appréhendés, mais les dirigeants
du mouvement échappent aux forces de l'ordre. L'opération
Bajrang a créé un semblant d'ordre en Assam et les élections
législatives sont tenues en juin 1991.
L'ULFA reprend cependant rapidement ses activités terroristes et
enléve 14 fonctionnaires de la Société Pétrolière
Indienne et le Secrétaire d'Etat suppléant, A.S. Srivastava.
Cette détérioration rapide de la situation, provoique le
lancement de l'Opération Rhinocéros, le 15 septembre 1991
: 2578 membres du noyau dur des militants de l'ULFA et une grande quantité
d'armes sont alors capturés, 15 camps de ULFA sont détruits.
Le 14 janvier 1992, le gouvernement de l'état stoppe l'opératioon
et déclare une amnistie pour tous les militants qui désiraient
se rendre. Avant mars 1992, environ 4000 activistes menés par Sunil
Nath, chef de la prpagande de l'ULFA se livrent aux autorités.
Les opérations de contre-insurrection sont reprises en mai-avril
1995, conjointement par les forces de sécurité indfiennes
et birmanes, sous le nom d'Opération Oiseau d'Or le long de la
frontière. Elle se solde par environ 50 militants tués et
une grande quantité d'armes et les munitions récupérées.
Le 20 janvier 1997, une structure de commandement unifiée est établie
pour coordonner les opérations des forces de sécurité
indiennes. Les dirigeants de l'ULFA sont contraints de s'exiler au Bangladesh,
où l'ULFA entretient de nombreux capms d'entrainement. Le chef
de l'ULFA, Anup Chetia, est arrêté par les autorités
Bangladeshi le 21 décembre 1997. Outre les camps d'entrainement,
l'ULFA entretient plusieuirs projets commerciaux au Bangladesh, qui qui
assurent des revenus : quelques sociétés à Dhaka
dans le domaine des médias et de la fabrication de boissons non-alcoolisées,
trois hôtels, une clinique privée et deux auto-écoles
à Dhaka. L'ULFA est également impliqué dans le trafic
de stupéfiants au Myanmar et en Thaïlande. Depuis 1998, le
mouvement est en proie aux dissenssions intzernes, qui affecte sa popularité.
On estime à environ 1000 le nombre d'activistes qui ont quité
l'organisation.
Personnalités
Rajiv Raj Konwar (nom de guerre :
Arabinda Rajkhowa) - Président
Bhadreshwar Gohain
Golap Baruah (nom de guerre : Anup
Chetia)
Mithing Daimary - Chef de la Propagande
Paresh Baruah - Chef de l'aile militaire
Raju Baruah - Chef des Opérations
Samiran Gogoi (nom de guerre : Pradip
Gogoi)
Sasha Choudhury - Ministre des Affaires
Etrangères
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