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Congrès National Irakien,CNI |
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Nom anglais: |
Iraqi National Congress,INC |
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Nom original: |
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Pays: |
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Mouvement d'opposition au régime de Saddam Hussein comptant des éléments kurdes et irakiens. Composé de groupes hétéroclites de plates-formes politiques diverses et n'ayant en commun que la volonté de renverser Saddam Hussein, le CNI s'est montré relativement inefficace dans ses actions. La création du CNI est le résultat d'un processus de regroupement de l'opposition irakienne à la suite de trois conférences tenues à Beyrouth (9-11 mars 1991), à Vienne (16-19 juin 1992) et à Salahuddin (27 octobre 1992), mais c'est à Vienne que le CNI est réellement formé. L'apparition du CNI est encouragé par deux événements : la réaction de la communauté internationale contre l'attaque irakienne contre le Koweït et la création par l'ONU d'une zone d'interdiction de vol au nord de l'Irak. Lors de la conférence de Salahuddin, les mouvements chiites se joignent au CNI. La structure de conduite se compose d'un Conseil de Direction, dans lequel siègent trois personnalités : Mohammed Bahr al-Ulum - un religieux chiite modéré -, de Hassan Naqib - ex-général irakien - et Massoud Barzani - chef du Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) ; et d'un Conseil Exécutif, de 26 membres, dirigé par Ahmed Chalabi. Le CNI dispose alors d'un quartier-général extérieur à Londres et d'un commandement opérationnel à Salahuddin. Il établi trois camps de formation militaire. En 1994, le CNI compte quelques 4 000 combattants. Malgré la forte représentativité de l'opposition irakienne au sein du CNI, de nombreux groupes importants (notamment certains mouvements islamiques, comme le Da'wa et Action Islamique) n'y participent pas et la légitimité du mouvement n'est pas acquise. En 1995, le CNI entame une offensive qui devrait déclencher la chute de Saddam Hussein. Mais à la suite de la réponse irakienne en août 1996, le CNI réduit ses activités militaires. Le rôle des USA Dès la fin de la Guerre du Golfe, en 1991, les Etats-Unis se sont attachés à faire tomber le dictateur irakien. Toutefois, toute l'activité des USA en Irak sera teintée d'une erreur d'appréciation fondamentale, à savoir qu'une défaite militaire pourrait conduire à un renversement du régime. En mai 1991, le Président G. Bush autorise la Central Intelligence Agency (CIA) à prendre toutes mesures utiles pour renverser Saddam Hussein. Steven Richter de la CIA est responsable de la coordination des activités. Le financement des opérations est prélevé sur les 40 millions de dollars déjà affectés aux actions de désinformation lancées conjointement avec le gouvernement koweïtien. Ainsi, dès 1992 déjà, la CIA établit un contact avec le CNI et entreprend de soutenir ses activités, aussi afin de promouvoir une unité kurde. Toutefois, les USA, opposés à la création d'un état kurde et craignant une trop forte influence des mouvements islamiques chiites se refuseront à fournir des armements sophistiqués au mouvement. Le soutien de la CIA s'est concentré initialement sur les activités de propagande du mouvement. Dès septembre 1994, la CIA met en uvre une base opérationnelle à Salahuddin, au nord de l'Irak, dans laquelle se relaieront quelque 50 agents opératifs de l'Agence, qui assure la formation et la coordination de mouvements kurdes. En mars 1995, une opération conjointe du CNI et de l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK) contre l'armée irakienne se solde par un échec, l'occupation d'Irbil et l'élimination de 100 membres du CNI par l'armée irakienne. La CIA, qui avait tout d'abord soutenu l'opération commence alors à recentrer son soutien sur l'Accord National Irakien (ANI), un autre mouvement kurde créé en 1990 en Jordanie. En effet, les USA craignent que l'Iran ne gagne de l'influence dans la région par son implication dans les opérations. Des interceptions électroniques de la National Security Agency (NSA) montrent que l'équipe de la CIA sur le terrain a approché l'Iran pour obtenir son soutien. Les agents sont rappelés aux USA. En août 1996, le Parti Démocratique du Kurdistan (PDK) demande l'intervention du gouvernement irakien dans sa lutte entre l'Union Patriotique du Kurdistan (UPK). Cette intervention permet aux services secrets irakiens, particulièrement l'Amn al-Khas, le Moukhabarat et l'Estikhbarat de placer leurs agents au Kurdistan. L'offensive de l'armée irakienne franchit alors la limite du 36e parallèle, qui déclenche l'intervention de l'ONU. Irbil est reprise par le PDK et les ordinateurs et fichiers du CNI tombent en main irakiennes, et servent à une chasse aux ex-collaborateurs de la CIA. En septembre 1996, 96 hommes du CNI sont encerclés et massacrés par l'armée irakienne. Malgré les promesses américaines, il n'y a pas d'intervention des forces aériennes et quelques membres du CNI sont peuvent être récupérés et extrait d'Irak. Un partie d'entre-eux sera internée sur l'île de Guam, avant d'être autorisée à immigrer aux USA. Un certain nombre d'individus, soupçonnés de faire partie des services de sécurité irakien sont cependant retenus jusqu'à octobre 1998. L'opération aurait, selon le Washington Post, coûté quelque 110 millions de dollars, et serait l'un des plus importants fiasco des services de renseignement américain des trente dernières années. En outre, l'opération a donné lieu à l'ouverture d'une enquête secrète du FBI, en raison de l'illégalité de l'objectif d'élimination de Saddam Hussein. |
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Autres appellations: |
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Bibliographie: |
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Corrélats: |
Terrorisme (terrorisme de guérilla) |
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Site Internet: |