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Nom anglais: |
Islamic Group,IG |
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Nom original: |
al-Gamaa al-Islamiya |
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Pays: |
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Mouvement islamique fondamentaliste égyptien créé en 1973. Son objectif est de renverser le gouvernement égyptien et d'instaurer un régime islamique. Son chef spirituel est le Cheikh Omar Abd er-Rahman(1), emprisonné aux USA. Le Gama’a est divisé en deux tendances : l’une dirigée par Aïman al-Zawahiri, bras droit d’Oussama ben Laden et l’autre, dirigée par Ahmed Hussein Agiza. Son chef opérationnel est Karam Zouhdi, actuellement emprisonné en Egypte. Dans un premier temps, Anouar El-Sadate laisse au mouvement une certaine liberté de manœuvre et l’ « utilise » pour lutter contre les mouvements nasséristes ou communistes. Mais, l’extension du mouvement, et son agressivité contre la communauté chrétienne, oblige le gouvernement à le combattre. Abd er-Rahman s’enfuit à l’étranger. La signature des accords de Camp David, en 1978 et l’accord de paix avec Israël, provoque la colère du mouvement islamiste. En 1980, de retour en Egypte Abd er-Rahman émet une fatwa qui condamne à mort Anouar El-Sadate, qui sera assassiné le 6 octobre 1981 par un militant du Djihad Islamique Egyptien , le lieutenant Khaled Islambouli. Ses actions visent en priorité des personnalités politiques et des services de sécurité égyptiens, mais également des personnalités coptes, des touristes occidentaux et les opposants égyptiens aux mouvements islamiques. Ses attaques contre les touristes occidentaux, depuis 1992, ont pour objectif de supprimer l'une des plus importantes sources de revenu de l'Egypte. En février 1993, le ministre égyptien du tourisme annonçait que la vague d'attentats contre les touristes avait causé quelque 700 millions de dollars de pertes en annulations de voyage. Il est responsable de l’attentat à la bombe du World Trade Center de New York (26 février 1993), qui provoquera l’arrestation d’Ar-Rahman. Ses activités se concentrent au sud de l'Egypte (Haute-Egypte), dans les provinces d'Assiout, Al-Minya et Kina, ainsi que dans les grands centres urbains du Caire et d'Alexandrie. Mais il opère également parfois à l’extérieur du pays, comme lors de l’attentat au camion-bombe contre l’Ambassade d’Egypte à Islamabad (Pakistan), le 19 novembre 1995, causant 13 morts. Le Gama’a opère essentiellement contre les forces de l’ordre et les minorités chrétiennes égyptiennes. Il opère également contre les touristes étrangers, en raison des « mœurs » qu’ils important en Egypte, mais aussi, et surtout, car ils constituent un moyen de pression considérable sur l’Egypte et ses ressources économiques. Son organisation est mouvante et rassemble de manière non-structurée plusieurs groupuscules extrémistes, dont la discipline est aléatoire. Le Conseil (Choura) du Gama’a en Egypte a voté et annoncé la fin de sa politique de violence en juillet 1997. Toutefois, des tiraillements au sein du groupe se manifestent, et il éclate en deux factions rivales : la première, dirigée par Moustafa Hamza, se veut plus modérée et a annoncé un cessez-le-feu unilatéral ; l’autre, dirigée par Abou-Yassir Rifa'i Ahmed Taha(2)– qui sera l’un des signataires de la fatwa du Front Islamique Mondial d’Al-Qaïda, le 23 février 1998. C’est vraisemblablement cette dernière faction, qui, sous le couvert de l’appellation de « Bataillon de la Ruine et de la Dévastation » a mené une attaque à l’arme automatique à Louxor, le 17 novembre 1997, tuant 58 touristes, dont 35 ressortissants suisses(3). La direction du Gama’a, qui se dit alors dépassée par les auteurs, condamne alors l’attentat. Dans un communiqué du 8 décembre 1997, La répression très vigoureuse et démonstrative apportée par le gouvernement, soucieux de restaurer son image de pays « sûr », a été brutale et large. Les emprisonnements et les opérations armées contre les suspects et leurs familles se sont multipliés. Cette réaction a stimulé l’hostilité contre le gouvernement et les activités du mouvement se sont lentement déplacées de la Djihad à la vengeance. Le Gama’a a tenté de négocier avec le gouvernement l’arrêt de ses activités militaires contre la libération des prisonniers islamistes. Malgré le refus officiel des autorités égyptiennes de négocier, quelque 4 000 islamistes ont été libérés depuis novembre 1997, et les opérations du Gama’a ont effectivement cessé. Le mouvement n’est cependant pas inactif et a recentré ses activités sur un travail plus profond de mobilisation politique des populations locales. Dès le début des années 90, il se joint au Comité du Djihad, créé par Oussama ben Laden, puis, en 1998, il s’associe au « Front Islamique Mondial pour le Combat contre les Juifs et les Croisés » (Al-Jabhah al-Islamiya al-‘Alamiyah li-Qital al-Yahud wal-Salibiyyin), également fondé par ben Laden. Il se désolidarise cependant de ce dernier dès 1999 et, le 2 avril 1999, le mouvement (y compris ses chefs en exil) annonce un cessez-le-feu. Depuis août 1998, le mouvement n’a plus mené d’attentats en Egypte. Il aurait encore des cellules actives en Egypte, au Soudan, au Yémen et en Grande-Bretagne. Le 21 juin 2002, dans une interview depuis sa prison, M. Karam Zouhdi, a dénoncé publiquement M. Oussama Ben Laden et Al-Qaïda. (1) Le Cheikh Omar Abd er-Rahman a été incarcéré à la suite de l’attentat contre le World Trade Center en 1993. (2) Abou-Yassir Rifa'i Ahmad Taha, alias Rifaï Taha Moussa, publiera, au début 2001 un opuscule justifiant l’usage du terrorisme et des tueries de masse. (3) Le rapport officiel de la Police Fédérale suisse, publié le 10 mars 2000, intitulé « Louxor – Synthèse de l’attentat du 17 novembre 1997 », tend à privilégier la responsabilité de Moustafa Hamza, en dépit des informations et des communiqués publiés et disponibles alors. Une première revendication, laissée sur place, tend à confirmer cette thèse. Toutefois, l’attentat sera encore revendiqué le même jour par le mouvement el-Talaa el-Fatah el-Islami (Avant-garde de la Conquête Islamique). Une troisième revendication, du 18 novembre, au nom des Phalanges du Martyr Talaat Yassine, du Gama’a al-Islamiya, explique la volonté de capturer des otages pour les échanger contre le Cheikh Abd er-Rahmane. Une quatrième revendication, également datée du 18 novembre, au nom de l’ 4 Ansar al-Sharia , qui soutient l’attentat, mais en attribue les morts à l’action du gouvernement. D’autres revendications et justifications du Gama’a viendront par la suite. |
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Autres appellations: |
al-Gama’at, Gama’at al-Islamiya Egyptien, Gama’at Islamique, al-Djihad, Avantgarde de la Conquête, Talaa al-Fateh |
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Bibliographie: |
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Corrélats: |
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Site Internet: |