|
Front de Libération Nationale Corse,FLNC |
|
Nom anglais: |
|
|
Nom original: |
|
|
Pays: |
|
Mouvement nationaliste radical corse apparu le 4 mai 1976, avec l'attaque simultanée de 22 objectifs différents en Corse et sur le Continent. En août 1982, le FLNC organise la " Conférence Internationale des Organisations et Mouvements de Libération Nationales " à Corte, en Corse. Dissout officiellement le 5 janvier 1983, le FLNC continue à mener des actions principalement contre le pouvoir central français (respectivement, contre le pouvoir régional) et contre les intérêts étrangers basés sur l'île. Occasionnellement, l'ex-FLNC frappe des objectifs situés en Métropole, principalement sur la côte méditerranéenne. Il agit également probablement sous le couvert des Brigades Révolutionnaires Corses et de l'Armée de Libération Nationale Corse. En 1987, il se donne une aile politique: A Cuncolta Naziunalista. Les tendances modérées créent en 1989 l'Accolta Naziunale Corsa (ANC). D'où se détache, en 1990, un autre mouvement, plus radical: le Mouvement Pour l'Autodétermination (MPA). En 1990, apparaissent des branches armées des différents mouvements : les extrémistes du FLNC se regroupent dans le FLNC Canal Historique, ceux de l'ANC dans Resistenza, et ceux du MPA dans FLNC Canal Habituel. Suivent alors, entre 1994 et 1996, des années de règlements de compte et de luttes d'influence qui se traduisent par des attentats à la bombe, des assassinats et des incendies entre les différents mouvements. Plus que les raisons politiques, c'est le contrôle de l'impôt révolutionnaire qui constitue l'objet de rivalité. En 1992, le MPA renonce à la revendication de l'indépendance de l'île, et, depuis 1996 privilégie a voie politique, mettant ainsi en veilleuse le FLNC Canal Habituel, sa branche armée. En 1996, le FLNC Canal Historique lance une vague d'attentats en Corse et sur le continent, dont l'attentat contre la mairie de Bordeaux (5 octobre 1996), qui déclenche une forte réaction du gouvernement contre le FLNC Canal Historique et A Cuncolta. Le 2 février 1997, le FLNC Canal Historique déclenche une " nuit bleue " avec 56 attentats contre des bâtiments. Les arrestations qui s'ensuivent conduisent le FLNC à annoncer une trêve en juin 1997. En 1998, dans la perpective des élections régionales, les mouvements nationalistes cherchent à marquer leur présence. Le 25 janvier, le FLNC Canal Historique annonce la fin de la trêve, et reprend la lutte armée le 12 mai. Le 6 février, un petit groupe, le Sampieru, revendique l'assassinat du préfet Claude Erignac en plein Ajaccio. Structure La structure du FLNC, telle qu'elle était connue en 1987 est très analogue à celle de l'IRA. L'organe suprême de conduite est le " Consigliu ", composé de 14 personnes. Il détermine la ligne politique du mouvement et décide les opérations. Chaque direction régionale comporte un chef militaire et un chef politique qui font exécuter les décisions prises par le Consigliu. |
|
Autres appellations: |
Armée de Libération Nationale Corse (ALNC), Brigades Révolutionnaires Corses |
|
Bibliographie: |
|
|
Corrélats: |
|
|
Site Internet: |