Colombie – Mouvements terroristes et de guérilla


Comme dans la plupart des pays d'Amérique Latine, les mouvements de guérilla se sont développés en Colombie dès le début des années 60, entre autres avec l'aide de Cuba. Des structures sociales générant des inégalités extrêmes, une tradition du banditisme, des zones rurales mal contrôlées et des forces de l'ordre brutales ont facilité l'implantation de mouvements révolutionnaires. Afin de s'opposer à ces mouvements, les Etats-Unis ont encouragé la consolidation du pouvoir des grands propriétaires terriens, y compris ceux qui cultivaient la plante de coca, une stratégie analogue à celle qui avait été appliquée dans le sud-est asiatique autour de la Chine. Cette " privatisation " de la lutte contre le communisme a porté ses fruits, mais au prix d'un développement incontrôlé du trafic de drogue.

Les mouvements de guérilla d'extrême-gauche, tentant d'appliquer la stratégie du foco, établie par Che Guevara, pour obtenir un soulèvement populaire n'ont ainsi jamais pu réellement étendre leur influence.

Avec la fin de la guerre froide et de leurs sources de financement (principalement Cuba) les mouvements de guérilla colombiens ont dû trouver des canaux alternatifs.

Les mouvements de guérilla se sont progressivement recyclés dans l'" industrie " de l'enlèvement avec rançon.

En 1997, l'unité de la police chargée de la lutte contre les enlèvements (Direccion Anti-Secuestro y Extorsion - DIASE) annonçait 1671 enlèvements, et 1 228 enlèvements pour les 9 premiers mois de 1998.


Bibliographie:

Balencie Jean-Marc et de La Grange Arnaud, Mondes rebelles - Guerres civiles et violences politiques, Paris, 1999

Corrélats:

Site Internet:

burn.ucsd.edu/~7farc-ep/, www.contrast.org/mirrors/farc/