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Nom anglais: |
Al-Qaïda |
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Nom original: |
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Pays: |
Afghanistan |
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Nom donné au réseau terroriste islamiste placé sous l’autorité morale d’Oussama ben Laden depuis le Soudan (1991-96), puis, dès 1996, depuis l’Afghanistan. Al-Qaïda s’est rendue célèbre par le double attentat contre les ambassades américaines de Nairobi et de Dar Es-salaam en août 1998 et le triple attentat du 11 septembre 2001 à New York et à Washington DC. En fait, Al-Qaïda n’est qu’une organisation virtuelle qui repose sur le réseau informel des combattants vétérans d’Afghanistan. Le terme de « mouvance » serait sans doute plus approprié. Al-Qaïda est un réseau non structuré, dont les liens et les maillons sont différents à chaque opération. Conçue comme « base » logistique et de ressources humaines de la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan, elle a donné son nom aux nouveaux réseaux informels des anciens 4 « afghans ». Autrefois chef de ce bureau de recrutement, Oussama ben Laden est resté le chef spirituel des réseaux « afghans ». S’il assume la responsabilité morale des actions du réseau, il n’est pas certain qu’il en assure la conduite opérationnelle. Les observations montrent que les opérations sont décidées de manière décentralisée, organisées au niveau régional. Le financement nécessaire est obtenu à travers les réseaux, sans qu’une « autorisation » centralisée ne soit requise. Oussama ben Laden La naissance et le développement du réseau sont indissociables d’Oussama ben Laden (Oussama ben Muhammad ben Awad), né le 30 juillet 1957, dix-septième des cinquante-deux enfants d’un riche entrepreneur saoudien. Il s’engage à vingt-deux ans en Afghanistan dans la lutte contre l’occupant soviétique et s’illustrera lors du siège de Jalalabad en 1989. En 1984, il crée le Maktab al-Khidamat (MAK) ou (Maktab al-Khidamat lil Moudjahidin al-Arab) avec le Cheikh Abdallah Azzam, chef des Frères Musulmans de Palestine, afin de financer l’installation des volontaires musulmans à Peshawar, qui affluent vers l’Afghanistan. Le MAK installe des bureaux de recrutement aux USA, en Egypte, en Arabie Saoudite et au Pakistan et des camps d’entraînement au Pakistan et en Afghanistan. Quelque US$ 200 millions d’aide financière, provenant principalement des Etats-Unis, sont utilisés et plus de 10 000 combattants sont ainsi amenés dans la guerre contre les Soviétiques. Ben Laden se sépare d’Azzam et commence à exporter la lutte pour l’islam (Djihad) à travers le monde, et crée en 1988 une nouvelle organisation – l’al-Qaïda (« La Base »). Après la mort d’Azzam dans l’explosion d’une voiture-bombe, le MAK se divise et sa faction la plus extrémiste rejoint ben Laden. De retour en Arabie Saoudite, Oussama ben Laden fonde le Comité du Djihad, qui regroupe le Gama’a al-Islamiya égyptien, le Djihad yéménite, le groupe pakistanais al-Hadith(1), l’ Asbat al-Ansar libanais, le Gama’a al-Islamiya libyen, le groupe jordanien Beït al-Imam et le Groupe Islamique Armé (GIA) algérien. Déçu par le régime en place, et opposé au stationnement des forces coalisées sur le sol saoudien, il s’établit au Soudan dès 1991. Il rejoint les ex-volontaires internationaux de l’Afghanistan, qu’il a commencé à rapatrier vers le Soudan dès 1990. En août 1996, il publie une « Déclaration de Guerre » contre les USA. Sous la pression des Etats-Unis et de l’Arabie Saoudite, il est expulsé du Soudan et se réfugie en Afghanistan. Au début 1998, ben Laden crée un réseau, nommé « Front Islamique Mondial pour la Djihad contre les Juifs et les Croisés » (Al-Jabhah al-Islamiya al-‘Alamiyah li-Qital al-Yahud wal-Salibiyyin), qui regroupe des mouvements terroristes parmi lesquels le 4 Groupe Islamique Egyptien . Le 23 février 1998, il publie une déclaration qui éclaire les objectifs du mouvement :
Cette déclaration qui reprend en substance les griefs d’Al-Qaïda contre les Etats-Unis et ne sera pas démentie par la suite, permet de dégager les trois objectifs de l’organisation :
On y détecte également l’intention de combattre les Etats-Unis et ses alliés partout dans le monde. Al-Qaïda soutient des mouvements terroristes en Afghanistan, en Bosnie, au Kosovo, en Tchétchénie, au Tadjikistan, en Somalie et au Yémen. Le 7 août 1998, les attentats simultanés contre les ambassades de Nairobi et de Dar es-Salaam font d’Oussama ben Laden l’homme le plus recherché par les USA. Son bras droit, Aïman al-Zaouahiri, qui dirige le Nouveau Groupe du Djihad et l’Avant-Garde de la Conquête, qui opèrent tous deux sous les auspices du Djihad Islamique Egyptien a été arrêté par les autorités égyptiennes en 1998. En juin 1999, le groupe islamiste radical égyptien 4 Takfir wa al-Hejra aurait émis une fatwa contre ben Laden, l’accusant de s’enrichir et de détourner des fonds à son seul profit. Opérations
(1) Emanation du 4 Harkat ul-Mudjahidin (HuM) (2) Déclaration du Front Islamique Mondial, 23 février 1998, signée par Cheikh Oussamah ben Mohammad ben Laden, Aïman al-Zawahiri, émir du Groupe du Djihad en Egypte, Abou-Yasir Rifa'i Ahmad Taha, du Groupe Islamique égyptien, Cheikh Mir Hamzah, secrétaire du Jamiat-ul-Ulema-e-Pakistan et Fazlur Rahman, émir du Mouvement Islamique au Bangladesh (3) alias Abdullah Ahmed Abdullah (4) alias Mustafa Ahmed al-Hisawi (5) Cette liste est indicative et non-exhaustive. De nombreux pays associent des mouvements insurrectionnels ou terroristes à Al-Qaïda, sans réelles preuves, afin d’obtenir une légitimité internationale pour les mesures prises.
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Autres appellations: |
El-Qaeda es-Sulbah, El-Qaeda, el-Kaida, Réseau Oussama Ben Laden |
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Bibliographie: |
Chevalérias Alain, La Guerre Infernale, Editions du Rocher, Paris, 2001 ; Cooley John K., CIA et Jihad – 1950-2001, Autrement, Paris, 2002 ; Denécé Eric et al., Guerre Secrète contre Al-Qaeda, Ellipses, Paris, 2002 ; Jacquard Roland, Les archives secrètes d’Al-Qaida, Jean Picollec, Paris, septembre 2001 ; Jacquard Roland, Au nom d’Oussama Ben Laden…, Jean Picollec, Paris, 2001 ; Pohly Michael et Duran Khalid, Osama bin Laden und der internationale Terrorismus, Ullstein, München, 2001 ; Labévière Richard, Les dollars de la terreur, Paris, 1999. |
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Corrélats: |
Irak, Iran, structure des réseaux terroristes, terrorisme religieux |
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Site Internet: |